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Salle de sport 100% femmes, réponse à un malaise ?

  • Photo du rédacteur: Amina Ibrahim
    Amina Ibrahim
  • 20 janv.
  • 2 min de lecture

21 janvier 2026


Porté par les bonnes résolutions de début d’année 2, grand nombre de français s’adonnent à la pratique du fitness un marché qui ne cesse de croître. Considérés comme des espaces dédiés à la santé, au bien-être mais qui derrière cette image cachent un malaise persistant pour de nombreuses pratiquantes.

Selon une étude menée en octobre 2025 par l’institut Flashs pour L’Orange Bleue auprès de 2 000 femmes en France, près d’une sur trois (30 %) décrit les salles de sport comme un environnement intimidant, voire hostile — un ressenti encore plus marqué chez les 18-24 ans, où il atteint 37 %.

Face à ce constat, une tendance se confirme en France : la multiplication des salles de sport exclusivement féminines ou des espaces non mixtes au sein des clubs traditionnels. 


Le fitness, un univers longtemps façonné par et pour les hommes


L’univers du fitness s’est historiquement structuré autour de normes associées à la domination, à la performance et à la force physique.  Des valeurs largement incarnées par des figures masculines.  Cette orientation se traduit dans l’aménagement même des salles. Les plateaux de musculation sont mis en avant, tandis que les espaces dédiés au cardio ou aux cours collectifs sont davantage fréquentés par les femmes.


Si la fréquentation féminine des salles de sport progresse depuis plusieurs années, cette évolution ne s’est pas accompagnée d’une transformation équivalente des pratiques et des représentations.  De nombreuses femmes déclarent adapter leur comportement pour « ne pas déranger » et évitent certaines machines aux heures de pointe pour se cantonner à des zones perçues comme plus « acceptables ».

Plusieurs enquêtent mettent en lumière les freins auquel les femmes sont confrontées. En particulier chez les plus jeunes pratiquantes, qui peinent à se sentir pleinement légitimes dans ces espaces. Le sentiment d’observation, jugement, évaluation demeure un facteur de décrochage.


La non-mixité comme nouvelle dynamique


C’est dans ce contexte, que les salles de sport réservées aux femmes connaissent un essor en France. Elles attirent désormais un public plus large. Certaines grandes chaines ouvrent des espaces non mixtes à l’intérieur de leurs clubs.

Ces établissements mettent en avant des choix différents : davantage d’accompagnement, des séances orientées vers la santé, le bien-être ou la remise en forme plutôt que la performance pure, et surtout un environnement où les pratiquantes disent se sentir moins observées. Pour beaucoup de femmes, notamment les débutantes, cela permet d’oser utiliser des machines, tester des exercices ou progresser à leur rythme sans craindre le regard des autres.


La question reste toutefois ouverte : ces salles représentent-elles une réelle avancée , ou sont-elles avant tout une solution face à l’incapacité des salles traditionnelles à évoluer ?

Leur succès met en lumière un secteur en pleine mutation, qui peine à adapter ses espaces et ses codes à la diversité des publics qu’il accueille.


 



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