La CAN, tournoi qui fait vibrer tout un continent
- Amina Ibrahim
- 6 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 janv.
6 janvier 2026
L’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations, se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc et affiche un record d’affluence jamais vu dans l’histoire de la compétition. En phase de groupe, plus de 700.000 spectateurs ont assisté aux rencontres organisées dans les différentes villes hôtes.
On dit souvent que le football se joue dans les grands championnats européens. La CAN n’est pas seulement un tournoi. C’est un rendez-vous où le jeu rencontre l’histoire.
Une ampleur historique : le rêve d’une Afrique soudée
La Coupe d’Afrique des Nations n’a pas toujours été le tournoi gigantesque qu’elle est aujourd’hui. Sa création remonte à 1957 à Khartoum, avec seulement trois nations au rendez-vous l’ Egypte, le Soudan et l’ Ethiopie. Un seul mot d’ordre : exister. Le football africain cherche à s’affirmer sur la scène mondiale. Depuis, la compétition n’a cessé de croître, tant dans sa dimension sportive que symbolique. Les phases de qualification ont été introduites, le nombre d’équipes s’est élargi progressivement, et le format s’est adapté aux ambitions du continent.
Puis est venu 2010, l’année où le football africain a subi l’impensable. Avant même d’entrer dans la compétition, le Togo a dû renoncer après l’attaque de son bus dans l’enclave de Cabinda, en Angola. Trois vies fauchées. Un drame qui glace le tournoi avant son coup d’envoi. Mais la CAN, même dans la tragédie, a fait preuve d’unité. Les nations ont fait bloc, pour soutenir le Togo. Ce moment a dépassé les frontières. Le monde entier a découvert la CAN sous un autre jour.
Aujourd’hui, avec 24 équipes engagées, réparties dans 6 villes hôtes et près de 3 semaines de compétition. Chaque ville devient témoin d’une histoire qui s’écrit, chaque match est un événement, chaque qualification est un frisson national.
Porter un maillot, porter une nation
Algérie-Maroc, Sénégal-Égypte, Côte d’Ivoire-Nigeria… Des duels qui se jouent après 90 minutes, ils s’installent dans les rues, s’invitent dans les discussions de famille et, parfois, se transmettent comme un héritage populaire. La CAN est un tournoi que l’on ne regarde pas seulement : on le vit.
Parce qu’ici, les joueurs ne portent pas seulement un effectif, ils portent un continent entier. Représenter son pays à la Coupe d’Afrique des Nations c’est une attente nationale. Un poids. Un honneur. Une responsabilité. Denis Bouanga, attaquant gabonais l’a résumé en une phrase : « Tout joueur africain désire jouer l’AFCON », un rêve commun.
C’est aussi une exigence : jouer à un meilleur niveau et faire évoluer une équipe. Participer à la CAN signifie affronter des équipes de très haut niveau, où chaque sélection est compétitive. Rien est joué. Oubliez les favoris trop évidents, rien n’est écrit, tout est possible.
Une fête culturelle avant d’être une compétition
La CAN est unique parce qu’elle refuse d’être un simple rendez-vous sportif. Elle est une célébration collective où les supporters font partie du spectacle.
Les hymnes sont chantés plus fort que les sonos, les tribunes sont habitées au rythme de la musique, des pas de danse, des cris de joie.
Et au fond, c’est peut-être là sa plus grande force : un football qui se joue autant sur la pelouse que dans les cœurs. La CAN, c’est la ferveur brute.




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