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Marine Ménager : la dernière danse de « la discrète et talentueuse »

  • Photo du rédacteur: Amina Ibrahim
    Amina Ibrahim
  • 8 sept. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 janv.

9 septembre 2025


« On est persuadées qu’on peut la gagner. »  Ces mots de Marine Ménager, avant le début de la Coupe du Monde, résonnent chez ses coéquipières.

Hier soir, au cœur du Franklin’s Garden, le XV de France féminin a affronté l’Afrique du Sud pour la première place du groupe. Les Bleues ont frappé un grand coup en s’imposant 57-10, elles filent vers les quarts de finale où elles affronteront l’Irlande ce dimanche.

Pour Marine Ménager, la co-capitaine aux 60 sélections, cette victoire a une saveur particulière : celle d’une joueuse qui veut tirer sa révérence sur une note triomphale.

 

Des premiers pas au premiers titres


Tout a commencé dans le Nord : à 7 ans, Marine et sa sœur jumelle Romane « se sont prises d’amour du rugby » grâce à leur grande sœur, raconte-t-elle dans une interview donnée à la chaîne Rebond Podcast il y a deux mois (YouTube, Féminité, équipe de France, résilience… Dans la mêlée).

Elles commencent à Lille Métropole RC Villeneuve d’Asq (Stade Villeneuvois) où elles jouent jusqu’à leurs 15 ans dans des équipes mixtes avant d’intégrer l’équipe cadette.

C’est dans ce club familial qu’elle signe son « plus beau souvenir rugby », en remportant son premier titre de Championnes de France Elite en 2016, dans sa seconde famille.

Depuis 2018, elles évoluent dans le club montpellierain (MHR) , où elles remportent un premier championnat de France (Élite 1), puis un deuxième l’année suivante.  

 

Une première sélection sous pression


Le Tournoi des Six Nations 2018, pour son entrée en matière fut un moment magique mais tout aussi difficile. Arrivée après sa sœur en équipe de France, et très attendue, elle subit une couverture médiatique importante.     

« J’avais l’impression de n’être que la sœur de Romane », confie Marine. Ce moment unique, si exceptionnel, a été entaché par cette surreprésentation des jumelles.

Elle estime aussi qu’elle n’avait pas encore prouvé ses capacités sur le terrain, et qu’elle était trop sous les lumières des projecteurs par rapport à d’autres joueuses.

  

La blessure et le déclic

Un peu bridée, elle n’arrive pas à faire parler sa créativité sur le terrain. Selon Marine, elle n’était pas une joueuse considérée indispensable.

Sa carrière aurait pu s’arrêter plus tôt. En 2020, après une première entorse de la cheville, Marine se rompt un ligament lors du Tournoi des Six Nations. « Un coup de massue  », se souvient-elle.

Mais cette épreuve la transforme, revenant plus forte, ce tournant lui permet de libérer son rugby.


Le brassard de capitaine de France :  « le graal ultime »


Marine devient co-capitaine avec Manae Feleu, de l’équipe à l’occasion de WXV en 2024 (compétition internationale féminine).

Choisie pour son état d’esprit, sa combativité, et son dépassement de soi. Elle souhaite être garante de cette philosophie de vie pour le groupe. De nature introvertie, ce rôle lui a permis de s’affirmer pleinement.

« J’ai la chance aujourd’hui d’être capitaine, un plaisir de mener ce groupe et d’essayer d’être exemplaire tous les jours. »


Le mondial : entre clap de fin et héritage


Dans les moments, les plus difficiles, Marine Ménager était là. Elle n’a pas quitté l’équipe de France.

À 29 ans celle qui aime relever les défis, est motivée à emmener ses coéquipières le plus loin possible dans cette compétition.

Marine Ménager est une source d’inspiration pour les jeunes joueuses de rugby. Malgré les blessures et difficultés, elle incarne abnégation, force de caractère et longévité.

Travail,  leadership et constance sont les valeurs qu’elle transmet et qui la caractériseront longtemps après.

 


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