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Jakob Ingebrigtsen : quand la victoire devient obsession

  • Photo du rédacteur: Amina Ibrahim
    Amina Ibrahim
  • il y a 6 jours
  • 3 min de lecture

11 février 2026


L’année 2025, a été éprouvante, pas de saison hivernale pour Jakob Ingebrigtsen. Il y a quelques jours, le double champion olympique, a fait une annonce vidéo sur sa chaine YouTube. Le Norvégien vient de se faire opérer du tendon d’Achille gauche, une intervention cruciale pour la suite de sa carrière.


Chaque entraînement, chaque compétition est une étape vers la perfection, un idéal qu’il poursuit depuis l’enfance. Derrière les records, les médailles et les titres, se cache une histoire plus fragile.


Une enfance empreinte d’exigence


Né le 19 septembre 2000 à Sandnes, Jakob est le dernier d’une fratrie de sept enfants. Dans un pays où l’athlétisme n’est pas le sport le plus populaire, la course à pied n’est pas tout de suite une évidence.  À cinq ans, il réalise ses premières foulées. Très tôt, le quotidien de Jakob est structuré autour de la course. Routine millimétrée, préparation mentale, cadence quasi militaire, tout est question de réussite.  


Il grandit au sein d’une famille où l’esprit compétitif coule dans les veines. Très vite, une rivalité s’installe entre lui et ses frères. La course, devient un moyen de s’imposer, de trouver sa place. Plus qu’une source de motivation, ils sont aussi une inspiration.

Parmi ses souvenirs marquants, l’Urdalsnipa Opp, une course de montagne de cinq kilomètres, reste gravée. Une montée interminable, puis un blackout dans les dernières minutes : l’une des expériences les plus éprouvantes de son enfance.


Vers dix ans, Jakob s’entraîne déjà avec les groupes plus âgés de ses frères Henrik et Filip. Face à des athlètes plus forts, plus expérimentés, il retient une chose essentielle : la constance. Forgé par les défaites, perdre est une honte qu’il doit transformer en leçon pour revenir plus fort.


La révélation, se produit quatre années plus tard. Plus jeune Européen à courir un mile mètre en moins de quatre minutes.


Tout pour la « gagne »


« Si je devais parler au Jakob de dix ans, je serais un peu déçu », révèle-t-il. « Je n’ai pas gagné plus ». Chaque succès n’est jamais suffisant.


 À 20 ans, Jakob Ingebrigtsen devient champion olympique du 1500 m à Tokyo. Il enchaîne ensuite les titres : champion du monde, multiple champion d’Europe, records du monde en salle, domination sur le demi-fond européen.

À Paris 2024, il remporte le titre olympique sur 5000 m, confirmant son statut de référence mondiale.


Jakob admet vouloir être plus calme dans sa vie personnelle, moins centré sur la compétition. Mais cette quête de perfection est devenue sa manière de vivre. Il analyse ses performances, cherchant tout ce qu’il aurait pu faire mieux pour gagner encore davantage. Pour lui, la victoire arrive à ceux qui vont au-delà de ce qui est possible.


Sa méthode est simple mais exigeante. Dans sa salle de sport à domicile, à Sandnes, Jakob Ingebrigtsen s’entraîne parfois dans une chaleur artificielle dépassant les 32 degrés. Dans les conditions, les plus extrême un seul objectif demeure : être le meilleur.  


Une fracture familiale


Cette pression a trouvé son origine dans une relation familiale complexe. Jakob et sa sœur Ingrid ont porté plainte contre leur père, Gjert, pour violences physiques et psychologiques sur une période de quatorze ans. Le procès s’est tenu au tribunal de Sandnes, dans le sud-ouest de la Norvège, du 24 mars au 15 mai. Lors des audiences, Gjert s’est décrit comme un père « excessivement protecteur », défendant une éducation traditionnelle et patriarcale.     

                                                               

Malgré sa réussite sportive, cette fracture révèle la face cachée du parcours du champion. L’ombre d’un père exigeant qui a façonné sa carrière, mais aussi ses fragilités.

 Aujourd’hui, Jakob souhaite une vie normale, mais il peine à se voir autrement que comme l’athlète à la poursuite de victoires.


 Son futur reste lié à la course : il veut continuer à progresser, à performer, à repousser les limites. « Je veux être père, pas parce que je m’aime tant, mais pour commencer un nouveau chapitre avec Elisabeth », confie-t-il.

 

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