Le sport après le sport : la retraite, défi ultime des athlètes
- Amina Ibrahim
- 21 oct. 2025
- 2 min de lecture
21 octobre 2025
Il y a des carrières sportives qui naissent dans la lumière des icônes. Des moments suspendus, des émotions partagées, des titres qui forgent les légendes et nourrissent les passions, des fans aux simples curieux.
Mais toute gloire a une fin. Et pour celles et ceux qui ont tout donné à leur discipline, raccrocher est souvent douloureux.
Quand s’arrêter ? Que faire après ? Quel héritage laisser ?
L’annonce, un duel contre le temps
Quand l’heure de la retraite approche, grand nombre d’athlètes repoussent l’échéance. Cette motivation pour se lever chaque matin, ce besoin viscéral d’une routine, cette adrénaline de la compétition, sont addictifs. Ils incarnent à la perfection l’obstination.
Novak Djokovic à trente-huit ans, 24 Grands Chelem, continue malgré des difficultés physiques, lui-même l’a reconnu n’a plus vingt ans. Mais une volonté persiste celle d’accumuler les records, comme s’il voulait retarder le silence de sa balle qui rebondit avant de servir.
Marta Vieira da Silva, qui avait annoncé son retrait international avant de se rétracter. Sextuple ballon d’or, aux grés des saisons refuse d’abandonner.
Sue Bird, Diana Taurasi, des légendes du basket féminin américain, ont repoussé la retraite jusqu’à la quarantaine, incapables de renoncer aux frissons de la WNBA et à la famille que forme une équipe.
Et Cristiano Ronaldo, Lebron James qui après avoir tout gagné, incarnent cette même passion pour le jeu, convaincus que le temps n’a pas de prise sur la volonté.
La reconversion, une nécessité pour continuer d’exister
D’autres choisissent de changer de discipline, pour retrouver ailleurs ce qu’ils ne trouvent plus en dehors du sport.
Pascal Martinot-Lagarde, ancien champion d’Europe du 110 mètres haies, a troqué les pistes pour les parquets de basket en pré-région, loin des stades et des chronos. Il court encore, mais après le plaisir et le jeu sans enjeu.
La Britannique Rebecca Romero, elle, a changé de sport par nécessité. Médaillée d’argent en aviron aux Jeux d’Athènes, une blessure l’a forcée à quitter l’eau pour mieux retrouver la vitesse sur un vélo. Quatre ans plus tard, elle devenait championne olympique de cyclisme sur piste.
S’engager pour une autre cause
Pour certains, la reconversion ne passe pas par un autre terrain, leurs voix résonnent aujourd’hui pour mener un combat.
Michael Phelps longtemps perçu comme un nageur invincible, a dû affronter la solitude après son retrait. Loin des bassins, il a exposé sa dépression post-olympique et s’est transformé en porte-parole mondial de la santé mentale. Rappelant ainsi, que la recherche de la performance a un prix pour tous les athlètes.
Billie Jean King, l’américaine aux 12 Grands Chelem, n’a jamais vraiment quitté le combat. Après le tennis, elle s’est dédiée à la promotion de l’égalité des sexes, à la représentation des femmes dans le sport.
Pour la plupart, leur vie s’est construite autour du sport. Alors, quand tout s'arrête, il faut apprendre à exister autrement.




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