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Elsa Jacquemot, le talent à l’épreuve du circuit WTA

  • Photo du rédacteur: Amina Ibrahim
    Amina Ibrahim
  • 16 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 janv.

16 décembre 2025


Dimanche 14 décembre, dans l’antre du Limoges CSP au palais des sports de Beaublanc, la Française Elsa Jacquemot s’est inclinée en finale de l’Open BLS de Limoges 125K (6-3-,4-6,7-5). Après avoir soufflé le chaud et le froid, Elsa servait pour le gain du match à 5-3. Trois doubles fautes, un debreak, un jet de raquette et des regrets pour la Lyonnaise.


En cette fin de saison indoor, Elsa Jacquemot grapille petit à petit des points au

classement en atteignant son meilleur rang : 56e mondiale. Numéro deux française, promise à un bel avenir, Elsa incarne cette jeunesse confrontée à la période la plus délicate d’une carrière : passer du statut d’étoile montante du circuit junior à celui de joueuse confirmée.


Les débuts d’une prodige de la balle jaune


Elsa Jacquemot naît à Lyon le 3 mai 2003. Elle débute tôt. Très tôt. À seulement trois ans, elle frappe ses premières balles contre les murs avec son frère.            Elle prend ses premiers cours à cinq ans avec Thierry Bret-Morel dans un club à Fontaines-sur-Saône. Et là tout va très vite. C’est un modèle de précocité. Elsa est détectée au FCL Cuire, elle y est entraînée par Cédric Lenoir puis intègre l’académie All-In de Dardilly. Elle enchaîne des semaines d’entraînements intenses à plus de 25h par semaine, jonglant entre les raquettes de tennis et les cours à distance du CNED.

En junior, elle gagne plusieurs titres notamment un en championnat de France. Sélectionnée en équipe nationale à douze ans, Elsa est vice-championne d’Europe.             


En mars 2018, elle crée la sensation au tournoi ITF d'Amiens. Alors, classée -4/6, elle devient à quatorze ans l'une des plus jeunes Françaises à remporter un match chez les professionnels. Une année plus tard, elle participera aux qualifications de Roland Garros. Chaque point compte, chaque échange est vécu. Son fameux « c’mon », lâché poing serré, devient rapidement sa signature, et le reflet d’un caractère affirmé.


2020, l’année charnière


Dans la catégorie junior, elle fait plus que briller. Avec son jeu agressif, son coup droit puissant et son très bon service. Elle domine.

En 2020, au cœur d’une saison éprouvante, Elsa Jacquemot inscrit son nom sur l’une des lignes les plus symboliques du tennis français : championne de Roland-Garros junior. Un titre à la saveur particulière.

Quelques jours plus tôt, elle découvrait le grand tableau chez les professionnelles. Une première expérience marquante, conclue par une défaite difficile à digérer. Mais loin de s’effondrer, elle transforme cette désillusion en moteur et se reconstruit match après match, jusqu’à soulever le trophée. Puis vient la consécration avec son sacre de numéro 1 mondiale junior.

En décembre 2020, elle sera sacrée championne du monde à seulement dix-sept ans.  Un statut rare, qui dit tout d’un talent… et d’une pression sur les épaules. Mais le tennis est d’une cruauté abrupte. « Je pensais que tout serait facile, j’avais beaucoup de victoires en junior. » Ces mots font écho a un changement plus douloureux pour Elsa.


Le deuxième monde, le circuit WTA où rien n’est acquis


Après l’euphorie, place au circuit professionnel et là tout devient plus exigeant. Concurrence, physique, mental.  « Il fallait mieux gérer et il y avait plus de pression », rapporte-t-elle. La plus grande difficulté pour Elsa Jacquemot aura été d’encaisser plus de défaites qu’auparavant. « Il faut repartir à zéro. » Peu à peu, ses efforts paient, elle grimpe au classement.  180ème en 2023, aujourd’hui top 60, elle ne cesse de progresser.


Dans ce circuit si compétitif, ces tournois 125k, permettent de reprendre confiance et le BLS Open de Limoges est un moment crucial pour se lancer dans la saison d’après. Elle s’est hissée en finales en 2024 et cette année le cruel scénario se rejoue, déchue et triste. Elsa Jacquemot quitte Limoges avec deux finales perdues en simple et double.


La française avance toujours avec la même détermination.  Le passage du circuit junior à professionnel demande du temps, de l’adaptation et du travail. Celle qui est réputée pour sa force de caractère, souhaite poursuivre sur sa lancée. 2026, pourrait bien être la saison de tous les défis et peut être celle d’un possible premier titre en WTA.



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