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Athlètes et dopage : une justice à deux vitesses ?

  • Photo du rédacteur: Amina Ibrahim
    Amina Ibrahim
  • 6 oct. 2025
  • 2 min de lecture

7 octobre 2025


Le 3 octobre, l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) s’est retrouvée sous le feu des critiques. En cause ? Sa décision de ne pas sanctionner le Kenya, malgré une série noire de cas positifs. Un paradoxe, quand on voit à quel point certains athlètes sont jetés en pâture dans des cas moindres.

Faut-il durcir les sanctions ou au contraire les réguler sans dénaturer l’intégrité du sport ?


Le cas du Kenya

Ces dernières années, les noms se sont enchaînés du côté kenyan : Rhonex Kipruto (recordman du monde du 10 km suspendu six ans), Sarah Chepchirchir (huit ans pour récidive), Joyline Chepngeno, Benard Kibet Koech, Brimin Kipkorir… Et pourtant, pas de sanction collective.


Deux poids, deux mesures ?

Difficile de ne pas parler des polémiques qui ont secoué l’univers médiatique.

Au tennis, l’affaire Jannik Sinner, quadruple vainqueur en Grand Chelem avait relancé les débats sur la clémence accordée aux stars du circuit. Testé positif à deux reprises au clostébol en mars 2024 à la suite d’une contamination jugée accidentelle lors d’un massage, il a écopé de trois mois de suspension par l’ITIA, tout en ayant pu continuer à jouer jusqu’en janvier 2025. Tandis que Simona Halep, ancienne numéro 1 mondiale, suspendue initialement quatre ans en 2022 pour un contrôle positif au roxadustat.  A vu sa réduite à neuf mois en 2024, ce qui lui avait permis de reprendre la compétition.


À l’inverse, certains athlètes ont vu leur carrière mise en pause de manière drastique. Shelby Houlihan, sprinteuse américaine, a été suspendue quatre ans en 2021 après un contrôle positif au nandrolone Elle avait affirmé avoir été contaminé par un burrito au porc, et a fait son grand retour aux mondiaux de Tokyo en 2025.                                           Erriyon Knighton, sprinteur américain, a été suspendu quatre ans le 12 septembre 2025 clamant avoir consommé involontairement de la viande de bœuf contenant le stéroïde anabolisant trenbolone.

Des verdicts qui montrent que la sévérité des sanctions peut parfois varier radicalement selon la notoriété, le sport ou les circonstances.


Les athlètes, premières victimes

On parle souvent de dopage comme d’un combat pour la « propreté du sport ».  Mais derrière les contrôles, il y a des vies. Certains athlètes voient en quelques instants leur carrière s’effondrer, tandis que certains passent entre les mailles du filet.


Que penser de tout ceux qui ne croient plus en l’équité du sport. N’est-il pas un principe fondamental ? Au-delà des chiffres et des substances interdites, c’est la confiance, si précieuse, qui se fragilise  à chaque décision controversée.

 
 
 

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