Alexis Lebrun, le surdoué inspirant du "Ping"
- Amina Ibrahim
- 20 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 janv.
21 octobre 2025
Dimanche 19 octobre à Zadar, l’équipe de France de ping-pong s’est imposé face à la Roumanie (3-0). Vingt-sept ans plus tard, les Bleus sont sacrés champions d’Europe. Portés par les frères Lebrun, ils ont dominé leurs adversaires avec maturité.
Alexis et Felix forment un duo de renommée mondiale qui ne cesse d’impressionner et d’inspirer une nouvelle génération de pongistes. Mais derrière le sourire calme de l’aîné
Alexis, se cache une histoire faite de talent, de blessures et de résilience.
L’éveil d’un génie
Né le 27 août 2003 à Montpellier la « ville surdouée », comme un clin d’œil du destin. On lui remarque très tôt des facilités, précoce il marche à sept mois, joue aux dames à quatre ans. Considéré haut potentiel intellectuel, il l’apprendra bien plus tard.
Il commence le tennis de table à trois ans, baignant dès son plus jeune âge dans cet univers : son père, Stéphane Lebrun, est un ancien n°7 français et champion en double, tandis que son oncle, Christophe Legout, est triple champion de France.
Avec son petit frère Felix, il passe des heures à jouer dans son salon ou garage avec des chaises en support pour un filet. Il s’essaie au basket, tennis mais son cœur penche rapidement pour le tennis de table. À dix ans, il passe déjà ses journées à la salle. Son style de jeu instinctif, créatif et audacieux le distingue rapidement.
Alexis se classe alors parmi les meilleurs de sa catégorie d’âge au niveau national et européen. Il montre déjà une régularité impressionnante, en remportant les Eurominichamps de 2014 et 2015.
Quand tout aurait pu s’arrêter
Alors que son avenir semblait tout tracé, une maladie de croissance a failli tout bouleverser. Il enchaine les blessures : talon, genou… jusqu’au jour où un médecin lui diagnostique un problème majeur au coude droit. On lui conseille d’arrêter la pratique à haut niveau au risque de finir handicapé. À quatorze ans cette période est très difficile pour Alexis. Il pleure souvent. Plus jeune, il est colérique. « Ce n’était pas facile de me coacher quand j’étais petit. » Il le reconnaîtra plus tard.
Jusqu’à ses dix-sept ans il s’entraine de temps en temps, présent dans le gymnase il ne peut pas autant jouer que Félix. Mais Il refuse d’abandonner : « quand j’avais mal et que je ne pouvais plus jouer, je faisais autre chose.» Il travaillait son service, jouait de la main gauche, tout pour ne pas lâcher la raquette.
Et maintenant ?
Actuellement 12ᵉ mondial, Alexis a déjà conquis trois titres de champion de France et d’Europe en simple, ainsi que trois titres nationaux en double.
Une chose ne change pas chez lui : sa passion du jeu.« Il a une résilience incroyable », reconnaît son frère Félix, admiratif.
Jusqu’où ira-t-il ? En ligne de mire : les Jeux olympiques de 2028 et les prochains championnats du monde. Du garage familial aux podiums, Alexis Lebrun n’a cessé de faire grandir son rêve.




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